Agriculture et alimentation biologiques – Images d'en-tête (photo)

Agriculture et alimentation biologiques

Mesures de l’impact

Les terres consacrées à l'agriculture biologique dans les exploitations financées par la Banque Triodos ont produit l'équivalent de 23,6 millions de repas en 2014, ce qui permet de nourrir de manière durable quelque 21.600 personnes pendant une année (21.400 en 2013).

Nous finançons approximativement 31.500 hectares de terres agricoles biologiques en Europe. Cela correspond à un terrain de football consacré à l'agriculture biologique par groupe de 10,1 clients, chaque terrain produisant l'équivalent de 450 repas par an.

Alimentation et agriculture biologiques – Mesures de l’impact (graphice)

Notre vision et nos activités

Crédits alloués à l’alimentation biologique

Pourcentage de nos crédits alloués aux secteurs de l’alimentation et de l’agriculture biologiques

Alimentation et agriculture biologiques – 4,7% de nos crédits alloués aux secteurs de l'alimentation et de l'agriculture biologiques (graphique circulaire)
  • 2,8% à l’agriculture biologique
  • 1,9% aux entreprises d’alimentation biologique

Crédits alloués à l’alimentation biologique, ventilés par sous-secteur

Crédits alloués à l'alimentation biologique, ventilés par sous-secteur (graphique circulaire)

Crédits accordés à l’agriculture biologique, ventilés par sous-secteur

Crédits accordés à l'agriculture biologique, ventilés par sous-secteur (graphique circulaire)

Pourcentages calculés sur la base des données disponibles au moment de la publication du présent rapport.

Notre vision concernant l’alimentation et l’agriculture biologiques

Les relations que nous entretenons avec la terre et la planète imposent une perspective systémique. Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vision mondiale qui considère que les terres agricoles sont le point de départ d’un processus d’extraction illimité. L’agriculture doit, au contraire, être vue dans le contexte d’un système naturel qui comprend les nutriments, l’eau, la biodiversité, le bien-être animal et les conditions sociales.

L’impact de l’agriculture

Nous avons besoin de fermiers capables d’adopter des méthodes qui protègent et recyclent les ressources naturelles. Nous souhaitons contribuer à la création d’un secteur agricole vivant et diversifié, comportant un grand nombre de petites exploitations, davantage connectées aux communautés locales et aux clients locaux.

Le respect du bien-être animal est un aspect fondamental de la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure et un principe essentiel de l’agriculture biologique.

L’agriculture biologique repose sur la sauvegarde et le respect de la nature. Dès lors, l’un de ses principaux objectifs est de privilégier des normes de bien-être animal plus strictes que dans l’agriculture conventionnelle.

Le respect des droits de l’animal découle de la croyance que nous, êtres humains, avons une responsabilité en tant qu’espèce dominante sur cette planète. En outre, il est scientifiquement prouvé que les normes plus strictes de bien-être animal qui sont d’usage dans l’agriculture biologique induisent des produits plus sains pour la consommation humaine (du fait, notamment, d’un recours moindre aux antibiotiques). En d’autres termes, des normes de bien-être animal élevées signifient des animaux plus sains et des avantages positifs pour les êtres humains, qui peuvent apprécier des aliments produits sans utilisation d’hormones artificielles ou d’antibiotiques.

Nos priorités

Nous privilégions l’aide aux fermiers qui démontrent les avantages de principes agricoles durables et biologiques.

Nous souhaitons également stimuler la création de terres agricoles plus durables, en finançant la conversion de terres exploitées selon les méthodes conventionnelles en terres cultivées selon les règles de l’agriculture biologique. Nous voulons encourager, par ailleurs, un développement sain du secteur alimentaire au sens large, en finançant les transformateurs, les distributeurs, les détaillants et les restaurateurs qui démontrent leur engagement en faveur d’une alimentation durable et qui répondent à la demande croissante d’aliments biologiques.

Nos activités

L’agriculture biologique n’utilise ni engrais ni pesticides chimiques, reconnaît l’importance de la biodiversité et respecte les normes les plus strictes en matière de bien-être animal.

Tous les crédits accordés par la Banque Triodos dans le secteur agricole sont octroyés aux exploitations certifiées biologiques, en conversion vers la production biologique, ou encore à celles qui ont fait la preuve de leur respect de ces principes et pratiques. En outre, nous accordons des crédits aux détaillants, aux grossistes, à la grande distribution et aux restaurateurs qui fournissent des aliments, des boissons et d’autres produits biologiques. Par le biais des fonds gérés par Triodos Investment Management, nous soutenons également les producteurs d’aliments biologiques ou équitables sur les marchés émergents. L’un de ces fonds est le Triodos Organic Growth Fund, un fonds vert mettant à disposition du capital privé (private equity) dans une perspective à long terme.

 

Terres agricoles biologiques (en hectares) et pourcentage des terres agricoles en Europe en 2011

Terres agricoles biologiques (en hectares) et pourcentage de l'ensemble des terres agricoles en Europe en 2011 (carte du monde)

Source : FiBL

La Banque Triodos finance 29.771 hectares de terres agricoles biologiques dans toute l’Europe, ce qui équivaut à environ 60% de l’ensemble des terres agricoles biologiques des Pays-Bas.

Exemple concret

El Huerto de Lucas (Le Jardin de Lucas)
 

Agriculture et alimentation biologiques – Exemple concret El Huerto de Lucas (Lucas’ Garden) (photo)

L'histoire du Jardin de Lucas

Qu'est-ce qui a inspiré ce projet ?

La santé et l'environnement sont le point de départ et d'arrivée du Jardin de Lucas, le premier marché 100% écologique de Madrid.

La polysensibilité chimique (PC) est un état qui réduit la tolérance à un certain nombre de substances présentes dans l'atmosphère et de produits du quotidien tels que déodorants, produits après-rasage, savon et même vêtements. Pilar Muñoz-Calero, un médecin souffrant de PC, est la cofondatrice du Jardin de Lucas et la présidente de la Fondation Alborada. Elle est une fervente avocate de l'écomarché. Sa propre expérience lui a, en effet, permis d’apprécier l'importance de vivre dans un environnement propre et d'utiliser des produits écologiques, qu'il s'agisse de la nourriture ou des produits d'hygiène personnelle. Son objectif était de créer, au centre d'une ville comme Madrid, une zone exempte de pollution et de produits chimiques toxiques, où les personnes pourraient acheter des denrées alimentaires, dîner et se sentir bien.

Ses neveux sont également impliqués dans le marché : Javier Muñoz-Calero est un chef renommé et un supporter actif de l'écorestaurant du Jardin de Lucas, tandis qu'Alejandro Muñoz-Calero en est le gestionnaire.

Quelle idée avez-vous eue pour répondre à ce problème ?

Le Jardin de Lucas couvre plus de 450 mètres carrés consacrés à la santé et à la protection de l'environnement par le biais de la nourriture – « le premier des médicaments ». Chacun des stands du marché propose un type de produit différent qui facilite la consommation responsable : fruits et légumes écologiques, pièces de viande écologiques, poisson pêché dans le cadre d'une pêche durable, plats froids, légumineuses, crème glacée, tisanes, confitures et produits artisanaux, ou encore produits de nettoyage écologiques et produits cosmétiques naturels.

La cantine, qui constitue la pièce centrale du marché, propose des repas écologiques à des prix abordables. Le Jardin de Lucas dispose également d'un point de recyclage des déchets pour le papier, le plastique, le verre, les piles et l'huile usagée utilisée par les restaurateurs et les consommateurs.

L'efficacité énergétique et la construction durable sont également des éléments clés de l'approche du marché. L'énergie provient de sources renouvelables, les matériaux sont écologiques et l'air est filtré.

Le Jardin de Lucas est aussi ouvert à d'autres activités de promotion de la santé, de l'écologie et du développement personnel, telles que discussions, ateliers et réunions.

Quel impact la Banque Triodos a-t-elle eu sur votre entreprise ?

Le Jardin de Lucas a ouvert ses portes en mai 2014. La Banque Triodos a financé le lieu, les travaux de construction, les matériaux et les installations de réfrigération, entre autres. Elle a soutenu le projet dès le départ grâce à son engagement dans des initiatives en faveur d'une consommation responsable, de l'agriculture et de l'élevage écologiques, et d'une nourriture saine.

Durant l'élaboration de ce rapport, la Banque Triodos a financé la rénovation du marché afin qu'il soit plus aisé d'acheter de manière responsable sous un seul et même toit.

Quel impact le projet a-t-il eu sur le secteur dans lequel vous êtes actif ?

Bien que les écomagasins et écorestaurants existent depuis un certain temps déjà, le Jardin de Lucas est un pionnier du concept d'écomarché dans le secteur alimentaire. Le but ? Rendre la nourriture écologique plus facilement accessible et proposer un meilleur rapport qualité/prix.

Quel impact votre projet a-t-il eu sur la collectivité ?

Le Jardin de Lucas, qui comprend un supermarché et un restaurant écologiques, est situé à Chueca, un quartier très fréquenté et occupant une position stratégique dans la capitale. L'impact du projet va au-delà des consommateurs du quartier, car il concerne également des producteurs et distributeurs de produits écologiques depuis le champ jusqu'à la table ou au caddie.

Le Jardin de Lucas s'implique, par ailleurs, fortement dans la promotion d'une consommation responsable de denrées et autres produits écologiques qui participent à la préservation de l'environnement, la promotion des économies locales et la protection de la santé publique.

En quoi la Banque Triodos partage-t-elle la vision du projet ?

L'approche durable du projet a été complétée par un financement durable à la Banque Triodos. Comme le souligne Pilar Muñoz-Calero, « compte tenu des valeurs prônées par le projet, il était logique que nous soyons financés par une banque éthique afin que le Jardin de Lucas devienne réalité. La Banque Triodos est tout aussi soucieuse de l'environnement et de la santé publique que nous, et elle a immédiatement compris le but poursuivi par le projet. »

Méthodologie

Lorsque nous cofinançons un projet, nous incluons 100% de l'impact. Les fermes pédagogiques ne sont incluses que lorsque leurs principaux revenus et activités proviennent de l’exploitation, l'élément éducatif ne venant qu'en seconde position. S'il n'est pas possible de disposer de 100% des données, nous mesurons au moins 80% des projets en portefeuille, ce qui nous permet de calculer une moyenne et de l'extrapoler aux 20% restants.

La méthode de l’Empreinte Écologique, développée par le Global Footprint Network et diffusée par le World Wild Fund for Nature (WWF), a été utilisée pour estimer le nombre total de personnes qui pourraient être nourries grâce à la production des terres agricoles bio financées par la Banque Triodos. Il s’agit d’une approche théorique montrant la relation entre la nourriture consommée par une population et la surface agricole qui produit ces aliments.

L’Empreinte Écologique (EE) mesure les hectares globaux (gha) associés à une activité économique consommatrice de ressources. Le Global Footprint Network a calculé l’empreinte écologique d’un grand nombre de pays. Ses experts estiment que, pour l’ensemble de l’Union européenne, il faut en moyenne 1,06 gha de terres cultivées et 0,19 gha de pâturages pour nourrir une personne durant un an, au départ des terres agricoles européennes et non européennes. Ils ont notamment estimé l’empreinte écologique pour chacun des cinq pays dans lesquels la Banque Triodos finance l’agriculture biologique. Ces données ont été utilisées pour calculer le nombre de personnes susceptibles de recevoir trois repas par jour grâce à la surface agricole bio de l’ensemble des exploitations financées par la Banque Triodos en Europe.

Le calcul de l’impact par client tel que nous l’appliquons dans ce rapport annuel a comme base le dépôt moyen par client dans l’ensemble des cinq succursales de la Banque Triodos. Ce ratio est par la suite appliqué, dans les mêmes proportions, à l’impact total de la banque dans un secteur spécifique. La banque totalisait 530.000 clients à la fin 2014. Un terrain de football a une superficie approximative de 0,6 hectare.